Les cris du corps sont les messages de l'âme

31/10/2017

Introduction

Pour la médecine occidentale, tel terrain génétique prédispose à telle maladie. Cette prédisposition peut-être congénitale ou acquise. Pour la médecine orientale la maladie témoigne d'un obstacle à la réalisation du Chemin de Vie. La conscience exprime ainsi par des troubles énergétiques générateurs de maladies, les entraves à son plein épanouissement.

Ces deux visions ne sont pas forcément incompatibles.

Ecouter les maux, les mots du corps

Notre mode de vie actuel, l’omniprésence des médias, le piège du matérialisme, l’accélération permanente de nos quotidiens nous ont peu à peu conduit à confondre vie et existence, vie et agitation, vie et frénésie

Toujours plus, toujours plus vite....mais pour quoi faire ? Pour se réveiller un jour quel que soit l'âge, malade ou déprimé et faisant un triste constat d'être passé à côté de soi-même, à coté de sa vie ?

Notre société, notre éducation nous ont conduits à rechercher la satisfaction de nos désirs vers l’extérieur. Nous apprenons donc à gérer, maîtriser, dominer, posséder. Cette course nous éloigne chaque jour un peu plus de nous même et nous vide de notre substance. Seules la mort ou la maladie nous ramènent à nous-même par obligation.

Que signifie ce corps qui nous fait mal ? Quel est donc cet inconnu qui gît là dans ce lit ? C'est pourtant notre premier et seul véritable interlocuteur. Celui avec qui nous n'avons jamais parlé ni pris le temps de le reconnaître, c'est à dire nous-même !!!

Trop souvent nous demandons à notre médecin de nous donner de quoi faire taire ces souffrances qui ne doivent pas avoir de place dans notre vie. Pourtant si nous savions, ces maux ne sont en fait que des cris désespérés que la vie et notre corps envoient vers nos "oreilles bouchées", assourdies par tout ce bruit que nous faisons en nous agitant. Ce sont les signaux d'alerte, des témoins de nos déséquilibres, mais nous ne pouvons pas les entendre et encore moins les comprendre.

Les raisons de notre "surdité" sont doubles :

  • Nous ne sommes pas capables ou bien nous n'avons pas envie d'être à l'écoute des messages "naturels" qui nous sont envoyés (rêves, intuitions, prémonitions, sensations physiques, etc...). Ils doivent donc devenir de plus en plus puissants (maladies, accidents, conflits, mort, etc...) pour que nous les entendions enfin ou pour nous obliger à nous arrêter de force.
  • La seconde raison est que si nous ne pouvons pas, la plupart du temps, éviter de percevoir la douleur, nous ne savons pas décoder, lire les causes de ces douleurs ! Personne ne nous a en effet appris à traduire tout cela.

Notre science parcellaire a séparé notre corps de notre esprit. Elle le considère, le dissèque et l'étudie comme une machine et nos médecins sont devenus pour la plupart d'excellent mécaniciens !

Nous sommes comme des marins qui reçoivent des messages en morse alors qu'ils ne l'ont jamais appris. Le bip-bip incessant finit par être désagréable et nous gêner, nous déranger. Nous faisons alors appel au mécanicien du bord pour qu'il bloque le système, pour qu'il coupe les fils, pour faire taire ce bip-bip et ainsi avoir une paix apparente. Seulement voilà, le bip-bip nous prévenait qu'il y avait une brèche dans la coque et qu'il faudrait la colmater...Comme nous ne le comprenons pas et n'avons rien fait... inéluctablement le bateau coule !

Notre relation corps - esprit

Il semble difficile pour nous de comprendre les relations entre le corps et l'esprit et par conséquent, la signification des maux du corps par rapport "aux bleus" de l'âme, si nous n’élargissons pas le regard que nous portons sur l’humain et sur la vie.

Comment relier les manifestations physiques, les symptômes, les maladies ou les accidents à ce qui se passe, ce qui se joue en nous.

Si nous ne restons que dans une "observation mécaniste" du  corps physique, le regard trop "collé" au symptôme, notre champ d'observation est alors trop restreint. Cela nous empêche d'aller à la vraie cause qui ne peut alors se justifier que par le hasard, un mauvais hasard (maladie, accident...) ou par des éléments qui nous sont extérieurs (virus, microbe,  nourriture, environnement, etc...)

En élargissant notre regard et en observant l'homme dans sa globalité physique,  temporelle et spirituelle, nous allons pouvoir relier les choses entres elles. C'est ce que les religions étaient censées faire, en donnant à l'être humain sa dimension véritable, sa dimension spirituelle.

Alors seulement, nous pourrons comprendre la raison d'être de l'homme, et les raisons de son mal-être, de sa maladie.

Extrait de "Dis-moi où tu as mal, je te dirai pourquoi" de Michel Odoul