De bonnes habitudes            alimentaires

18/11/2020

Et si vous commenciez par reprendre de bonnes habitudes alimentaires ? 

Car l'aliment est le carburant indispensable au bon fonctionnement de notre corps et de notre esprit !

En d'autres termes, de quels aliments avons-nous besoin pour optimiser au mieux nos performances intellectuelles, physiques, sportives, préserver notre santé et améliorer nos niveaux de conscience ?


L'importance du petit déjeuner

« Dé-jeuner » signifie sortir du jeûne de la nuit. C'est peut-être le moment le plus important de la journée, car il va en donner la tonalité. Un peu comme le choix des vêtements que vous décidez de porter en fonction de la météorologie, de votre humeur...

L'aliment est le vêtement des organes. Auriez-vous envie de partir en pyjama au travail ?

Le matin est le moment de la journée où tout commence sous l'action de la dopamine, ce neurotransmetteur qui nous donne l'envie de nous lever, qui nous aide à porter nos projets, à créer, à nous motiver pour cette nouvelle journée qui s'ouvre devant nous. Or, pour synthétiser cette fameuse dopamine, nous avons besoin d'un acide aminé que l'on trouve dans les protéines : latyrosine.

Alors, cette année, lâchez-vous, osez les protéines au petit déjeuner. Accueillez à votre table les œufs. Préférez d'ailleurs les œufs bio, et vous aurez même la joie de voir votre état cardio-vasculaire s'améliorer. Essayez le jambon, les blancs de poulet, de dinde. Pourquoi pas le hareng comme dans les pays baltiques...

Si vous supportez les laitages, à vous le chocolat chaud du matin ou les yaourts de vache, de chèvre, de brebis ou de soja. Par contre les laits végétaux, comme le lait d'amande ou de riz ne sont pas riches en protéines.

Si vous êtes végétaliens, lâchez vous sur les légumineuses et les céréales comme dans tous les pays à culture végétarienne.

Les protéines ont l'autre intérêt d'intervenir dans la synthèse des muscles et des os. Alors si vous êtes sportif, le meilleur moment pour pratiquer votre activité physique est probablement après ce petit déjeuner protéiné.

En accompagnement, bien sûr, des sucres lents, pour vous donner de l'énergie : du bon pain complet si vous n'êtes pas intolérant au gluten, ou toute autre céréale sans gluten. Mais pitié, évitez ces paquets de céréales soufflées, beaucoup trop sucrées, remplies d'acides gras trans cancérigènes.

Et votre dose de lipides, car le foie secrète le cholestérol dans la matinée et s'adapte en fonction des apports matinaux. C'est donc le bon moment de manger gras. Vive le fromage, les charcuteries, le beurre sur le pain pour les mouillettes dans les œufs à la coque, le bacon dans l'omelette, tout est permis !!!

Enfin, cerise sur le gâteau, le bon jus d'orange pressé, le fruit frais délicat en bouche qui remplacera avantageusement le miel ou la confiture, sucres rapides qui risquent de déclencher deux heures après l'ingestion, une belle hypoglycémie, qui ne se manifeste parfois que par des gros coups de pompe, ou pire une irritabilité exacerbée, bien loin de la "zénitude" sophrologique...

Adieu les hypoglycémies de 10/11 heures où le cerveau se brouille, devient moins performant au moment des contrôles de mathématiques pour nos élèves. Quel dommage ! Quel gâchis de performances intellectuelles, que de contrôles ratés, de réunions gâchées par l'hypoglycémie.

La pause midi

La pause goûter

Après ce bon petit déjeuner, viendra le temps, 4 heures plus tard environ, du repas de midi qui suit un peu les mêmes principes. C'est l'heure de la noradrénaline, qui dépend toujours des apports de tyrosine. C'est l'heure de la pause, de la récompense, du plaisir de manger, de partager le repas.

L'heure de se « restaurer ». Ne sacrifiez pas ce repas aux courses, au sport, au travail. Pausez, dégustez en pleine conscience !

Une entrée comme mise en bouche avec des crudités, des légumes assaisonnés d'huile de colza riche en oméga 3, d'huile d'olive riche en oméga 9, d'épices, riches en micronutriments.

Puis, le « plat » traditionnel avec votre source de protéines :

- Végétales : légumineuses : lentilles, légumes secs, haricots rouges, pois chiches, pois cassés, accompagnées de soja, algues, céréales comme le quinoa, le boulgour, le pilpil, le riz ;

- Ou animales : viande, poisson, oeuf, accompagnées de féculents : riz, pâtes ou pommes de terre.

Dans tous les cas, des légumes verts seront les invités si vous voulez arriver à vos cinq légumes par jour...

Puis vient l'heure délicieuse du goûter, l'heure de la sérotonine, le neurotransmetteur de la sérénité chère aux sophrologues... La sérotonine passe mieux la barrière hémato-méningée en ambiance sucrée. Alors, vive les douceurs, le carré de chocolat noir, les amandes, les noix, les fruits secs, les fruits frais, les pâtisseries maison, les glaces l'été, l'odeur des crêpes ou des gaufres l'hiver... 

Mais pitié, pas ces gâteaux secs emprisonnés dans leur emballage d'aluminium, remplis de graisses saturées ou trans et de sucres rapides.

Le repas du soir

Il reprendra la structure du midi mais si possible en moindre quantité de protéines, pas trop tard pour ne pas obliger le système digestif à un trop gros travail. 

Juste de la qualité, de la présence, de la convivialité.

par Dr Marie-Andrée Théron-Auquier, médecin homéopathe, acupuncteur, micro nutritionniste, sophrologue, enseignante à l'Académie de sophrologie , dans la revue Améliorer votre quotidien Sophrologie n°9